Et si au lieu de jeter, on essayait de réparer ?

Marie Veronesi

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L'association de Philippe Carer a réuni une quinzaine de bénévoles.
L'association de Philippe Carer a réuni une quinzaine de bénévoles. — M. Veronesi / ANP / 20 Minutes

L'aspirateur vient de lâcher. Plus sous garantie, est-il bon à jeter ? Trois fois non pour Philippe Carer, le président de l'association Ethicum, qui s'apprête à organiser son premier « Repair café » au CIV de Valbonne, ce samedi. « La plupart des gens pense qu'une réparation coûte plus cher que l'achat d'un nouvel objet. Alors on jette, on rachète, encombre les déchetteries et gaspille de l'argent », constate le sexagénaire. Contre l'obsolescence programmée, le militant associatif a rejoint le projet des « Repair café » (lire l'encadré), afin d'en créer un tous les mois à Sophia.

De la couture à l'électrique


Le principe ? Pendant toute une matinée, une quinzaine de réparateurs bénévoles aideront gratuitement des consommateurs profanes à remettre en état de marche leurs objets cassés. « On a des volontaires qui s'y connaissent en informatique, électrique, couture, bicyclettes », énumère Philippe Carer, qui invite les participants à apporter tout objet transportable et pas trop abîmé. « On pose un diagnostic. Si c'est facilement réparable, on montre comment faire. S'il manque des pièces, on dirige vers des petits réparateurs professionnels. Si l'objet est foutu, on indique où et comment s'en débarrasser intelligemment », explique l'Antibois. Mais attention : « C'est un travail collaboratif, basé sur le contact humain, revendique Philippe Carer. Tout le monde met la main à la pâte et apprend. » Pour que jeter ne soit plus une fatalité...

■ Venu de Hollande

Le premier « Repair café » a vu le jour en Hollande en 2009, sous l'impulsion d'une ex-journaliste. Face au succès rencontré, ces cafés se sont depuis multipliés, subventionnés par l'Etat.