Les emplois d'avenir à la traîne

Marie Veronesi

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Des contrats ont été signés dans le secteur de la petite enfance (Illustration)
Des contrats ont été signés dans le secteur de la petite enfance (Illustration) — ANP/20 Minutes

Plus que sept mois. D'ici la fin de l'année, 1 107 emplois d'avenir doivent être conclus dans le département. A pratiquement mi-parcours, seul 17, 5 % de l'objectif fixé par le préfet a été rempli, ce qui correspond à la signature de 195 contrats. « Et seulement 30 dans les communes », s'indigne Pascale Gérard, vice-présidente du conseil régional. « C'est rien de dire qu'il y a le pied sur le frein », poursuit la déléguée à la formation professionnelle et à l'apprentissage. Si Cannes, Antibes, Carros, Valbonne et Mouans-Sartoux se sont engagées sur les emplois d'avenir, « il y a un blocage politique à Nice et Menton », pointe Pascale Gérard.

Pas de contrats à Nice


« Nous n'avons pas attendu les propositions du gouvernement pour nous mobiliser [sur l'emploi des jeunes]. Nos collectivités n'ont donc pas encore signé de contrats du dispositif gouvernemental emploi d'avenir », balaie dans un communiqué le maire (UMP) de Nice, Christian Estrosi. « Ces réticences n'ont pas lieu d'être », affirme Christophe Mirmand, le préfet des Alpes-Maritimes, qui reconnaît « une lenteur à mobiliser en première partie d'année des collectivités territoriales qui sont des employeurs potentiels ». Du côté de Cannes, les édiles ont voté par délibération le 6 mai « la prise en compte de 10 emplois d'avenir », indique l'adjointe au maire, Françoise Bruneteaux. « Quelque 43 contrats ont été signés sur le bassin cannois, et une vingtaine d'autres sont dans les tuyaux », assure l'élue, également présidente de la mission locale « Avenirs jeunes ». Et Pascale Gérard, l'élue régional de conclure : « il faut que les élus comprennent qu'à jouer l'échec du gouvernement, ils jouent l'échec des jeunes ».