Le « TIgre » joue la montre

Fabien Binacchi

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Le moustique " Aedes Albopictus " est apparu en 2004 dans le département.
Le moustique " Aedes Albopictus " est apparu en 2004 dans le département. — EID

«Les premières larves éclosent en général entre fin mars et début avril. Mais là, cette année, on n'a encore rien vu.» Bernard Cadiou, le chef d'agence de l'Entente interdépartementale pour la démoustication, est formel. Faute ou plutôt grâce à un début de printemps froid, l'Aedes Albopictus piquera très en retard cette année. Le célèbre moustique tigre « a besoin d'un contexte particulier pour sortir de sa diapause [hibernation]. Il faut que la photopériode soit équilibrée, c'est à dire que le jour et la nuit soient d'égale durée. Et surtout que les températures soient stables et chaudes. » Ce n'est pas encore le cas.

En dessous des normales


Le mercure « a beaucoup fluctué depuis le début du mois de mars, confirme Georges Knopf, prévisionniste chez Météo France. Et les maximales sont jusqu'à présent en dessous des normales de saison, de 2 à 3 degrés en moyenne. » Cette semaine encore, les thermomètres joueront au yo-yo : « on aura du beau temps jusqu'à jeudi. Une nouvelle perturbation est ensuite annoncée. » « Il devrait arriver d'ici quinze jours à trois semaines », pronostique Bernard Cadiou. Le temps pour les Azuréens d'éliminer les eaux stagnantes, le berceau préféré du petit nuisible.

■ Moins d'appels

Le numéro vert (0800 740 606) de l'Entente interdépartementale pour la démoustication a reçu 1 200 appels en 2012. La ligne avait sonné 1 783 fois en 2011.