Les Roms installés sur les berges menacés d'expulsion

Fabien Binacchi

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Un des camps est installé 
à proximité du stade des Arboras.
Un des camps est installé à proximité du stade des Arboras. — M. VERONESI / ANP / 20 MINUTES

Le sensible dossier des Roms établis sur la Côte va prendre un tournant judiciaire. Le président du département, Eric Ciotti, vient de faire savoir qu'il allait saisir, en référé, le tribunal administratif de Nice, dès ce mardi. L'édile veut « obtenir l'autorisation d'évacuation de camps illicites », sur les berges du Var, propriété du conseil général depuis le 22 mars. Entre 100 et 130 personnes y sont installés depuis plusieurs semaines. « Cette occupation sans droit ni titre doit cesser pour des considérations de salubrité publique et de sécurité des personnes, avance Eric Ciotti. Il y a sur place des dizaines d'enfants et on sait que le fleuve peut avoir des mouvements très rapides. »

Ils demandent un terrain


« Les Roms ne partiront pas, même par la force, a réagi dans l'après-midi leur porte-parole, Viorel Costache, président de l'association Prales. On a réussi à scolariser plein d'enfants jusqu'à la fin de l'année. On fait un travail sur le long terme. Ce n'est pas pour en arriver là », poursuit-il, avant d'appeler au dialogue avec la ville et le département. « Même quand on est rom, quand on est tzigane, on sait communiquer, lance le représentant. Il faut arriver à une solution pacifique. Il faudrait trouver un terrain. » Leur relogement ? « C'est la problématique de l'Etat », répond Eric Ciotti. Sollicitée ce lundi, la préfecture des Alpes-Maritimes n'a pas donné suite à notre demande. La décision de justice devrait en tout cas être rendue dans les deux prochaines semaines.

■ DAns le lit du Var

Des tentes, des cabanes de fortune montées grâce à des palettes recouvertes de tissus... Sur place, les conditions de vie sont plus que précaires, pour les Roms. Plusieurs camps, côté Nice et côté Saint-Laurent du Var sont installés sur le lit du fleuve.