Les députés ne jouent pas tous la transparence

F. Binacchi et J. C. Magnenet

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Le député niçois Rudy Salles a publié sa déclaration sur le Web. (Archives)
Le député niçois Rudy Salles a publié sa déclaration sur le Web. (Archives) — J. C. Magnenet / ANP / 20 MINUTES

Un appartement niçois à 266 785 euros, une Renault Mégane à 20 000 euros, et autant sur deux comptes… Ce lundi, le député niçois Rudy Salles a mis sa déclaration de patrimoine en ligne, dans un « souci de transparence ». Tous les parlementaires azuréens feront-ils de même ? « Ce sera fait dans les prochains jours », répond l'entourage de Christian Estrosi. Même réponse pour Jean-Claude Guibal. « C'est une initiative légitime », indique le Mentonnais, qui devrait compléter son site Internet avant la fin de la semaine.

Quatre s'y opposent


Pas du goût de tous, pourtant. Au Cannet, Michèle Tabarot ne suit pas le mouvement. L'élue pense qu'« une plus grande publicité des informations n'améliorera pas la capacité des autorités à détecter les fraudes ». Même position du côté d'Antibes, où Jean Leonetti rappelle aussi « que chaque ministre et chaque parlementaire remet à l'administration un état de son patrimoine, au début et à la fin de son mandat ». Le maire de Cannes, Bernard Brochand, fait savoir également qu'il ne diffusera pas d'une autre manière ses déclarations. «Je ne suis pas prêt à le faire aujourd'hui, spontanément, indique aussi Charles-Ange Ginésy. Mais je n'y ferai pas obstacle si une loi est votée. » Son patrimoine, Eric Ciotti n'a pas hésité à le communiquer à notre rédaction. Mais il précise que « cette pseudo-campagne de moralisation de la vie politique lancée par le PS n'est qu'une diversion. Des dispositions de loi existent déjà pour traquer les malhonnêtes. » Lionnel Luca était le seul député injoignable ce lundi.

■ généralisation

«Je souhaite que cette exigence de transparence concerne aussi les hauts fonctionnaires, les journalistes et les grands patrons », a plaidé de son côté le député de Nice, Eric Ciotti.