La météo inquiète les apiculteurs

Fabien Binacchi

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Le volume de production annuel avoisine les 100 tonnes. (Illustration)
Le volume de production annuel avoisine les 100 tonnes. (Illustration) — T. ROQUES / ANP / 20 MINUTES

«L'année 2012 n'avait déjà pas été un bon cru. » L'an dernier, un printemps froid et venteux avait contrarié les apiculteurs, expose Jean-Louis Lautard, le président du Syndicat des miels de Provence et des Alpes du sud (Sympas). Résultat, les ruches n'avaient donné chacune que 10 kilos du très précieux liquide, « alors qu'on peut en attendre au moins le double », selon l'apiculteur. Cette année, l'incertitude est de retour. La météo peu clémente pourrait jouer sur les abeilles, ou plutôt sur les fleurs qu'elles sont censées butiner.

« Un terrain compliqué »


« On ne peut pas tout comprendre des phénomènes qui induisent la présence de nectar. Le département est un terrain compliqué, avance le président du Sympas. Les sols pauvres et l'urbanisation ne favorisent pas le travail ». Mais si la culture du miel n'est pas une science exacte sur la Côte, la douceur y est d'« excellente qualité », vante Jean-Louis Lautard. Au dernier Concours général agricole, les Guérinot, de Belvédère, raflaient d'ailleurs une médaille d'or pour leur « miel de montagne foncé ». Et la trentaine d'apiculteurs azuréens n'est pas découragée. En région, des vocations verraient même le jour. « Le nombre de ruches augmente », indique Pascal Jourdan de l'Association pour le développement de l'apiculture provençale.