« Le protocole d'accord est approuvé, la messe est dite »

Propos Recueillis par Fabien Binacchi

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Pour Bernard Lecat, le groupement est devenu " un pôle de référence ".
Pour Bernard Lecat, le groupement est devenu " un pôle de référence ". — ANP

Près de trois ans après la fusion expérimentale et mouvementée des services pédiatriques du CHU de Nice et de Lenval au sein d'un Groupement de coopération sanitaire (GCS), les deux parties sont parvenues à un accord. Le protocole, qui doit être signé avant le 11 avril, scellera la création du pôle « mère-enfant ». Le directeur de l'hôpital Lenval, Bernard Lecat, revient pour 20 Minutes sur cet accouchement dans la douleur.

Où en est le protocole d'accord ?

Il a été approuvé de part et d'autres. Une assemblée générale programmée ce lundi a finalement été décalée au 11 avril pour que le CHU, l'Agence régionale de santé, l'administrateur judiciaire et nous-mêmes puissions le signer. Mais la messe est dite... C'est fait. Le pôle « mère-enfant » va pouvoir naître

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Ce fut un accouchement compliqué. Quelles concessions ont été faites ?

De son côté, le CHU a accepté de ne plus être directeur du service de pédiatrie, sauf pour la médecine néonatale. Nous ouvrirons pour notre part le conseil d'administration à 5 membres du CHU.

Presque trois ans après sa création, quel premier bilan tirer de ce GCS ?

Il y a eu énormément de désinformation pendant cette expérimentation. Des inconvénients sont apparus, certes. Mais aujourd'hui, le GCS a le statut de pôle de référence pour tout l'Est de la région Paca. La zone d'activité s'est élargie. En 2012, il y a eu 55 000 passages aux urgences pédiatriques, soit 5 à 10 % de plus que lorsque les deux services n'étaient pas réunis.

■ Santa-Maria s'en va

La clinique privée, installée dans les locaux de la fondation Lenval, devra déménager. « Elle étudie le regroupement avec une autre clinique de Nice », avance Bernard Lecat. Le transfert devra se faire avant fin 2017.