La pilule serait plus dure à avaler

Marie Veronesi

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De nombreuses Azuréennes sont désormais désorientée face à la pilule.
De nombreuses Azuréennes sont désormais désorientée face à la pilule. — F.BINACCHI / ANP / 20 MINUTES

«C'est la grosse inquiétude. On craint un effet boomerang.» Le ton est donné. Depuis la polémique sur les pilules de 3e et 4e génération, la gynécologue Murielle Couteau, responsable des centres de planification des Alpes-Maritimes, voit certaines patientes prendre des risques. « On a énormément de jeunes filles qui viennent nous voir pour changer leur mode de contraception ou parfois même pour recourir à une Interruption volontaire de grossesse (IVG), parce qu'elles ont arrêté leur contraception », détaille la spécialiste.

La prévention, alliée de taille


Même constat au Planning familial de Nice qui reçoit 200 personnes par an pour un entretien préalable à l'IVG. « Il est encore trop tôt pour voir une hausse, mais il est certain qu'il y aura des répercussions. Plusieurs jeunes filles ont arrêté net de prendre la pilule, et n'ont pas pensé à utiliser un préservatif», déplore Claire, de permanence au Planning familial de Nice. Pourtant, jusqu'à présent, le département était sur une bonne lancée. En 2010, le nombre d'IVG chez les mineures était même tombé à 243, quand il était de 427 trois ans plus tôt. Une baisse significative que le Dr Couteau explique, parmi d'autres raisons, par le travail d'accompagnement des partenaires de santé. «La prévention a mis le paquet.» Un seul mot d'ordre désormais : « rassurer ».