Derrière le maire, «un fils de Nice»Quand les politiques niçois se livrentLes ailes brûlées d'un NiçoisLe soldat aux mille combats

Aurélie Selvi et J. C. Magnenet

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EDITIONS DU ROCHER

«Il ne faut souvent pas aller plus loin que l'enfance pour expliquer les actes des hommes adultes.» Au détour d'une page, la phrase résume bien Fils de Nice, le nouveau livre de Christian Estrosi. Loin, très loin du précédent, où le maire de Nice causait modèle économique, celui-ci est une déclaration enflammée à la ville qui l'a vu grandir. De l'enfance à Saint-Joseph aux virées à moto, en passant par les cèpes ceuillies dans la vallée de Roya, qu'il aime «en carpaccio», l'élu se confie et expose entre les lignes les actions menées pour Nice.

Si ce ne sont pas les prémices de 2014, ça y ressemble... Dans la capitale azuréenne, à un peu plus d'un an des élections municipales, trois personnalités politiques s'invitent en librairie. Et c'est l'ancien maire de Nice, Jacques Peyrat (Entente républicaine), qui a ouvert le bal en dévoilant ses mémoires le 24 janvier, jour de l'annonce de sa candidature à l'hôtel de ville. Lui aussi y penserait en se rasant : Jean Icart, conseiller municipal niçois, aujourd'hui désolidarisé de la majorité, se livre et dévoile ses ambitions de manière à peine voilée... Ce jeudi, enfin, ce sera au tour de l'actuel maire de Nice, Christian Estrosi (UMP), de proposer ses bonnes feuilles, qu'il assure bien loin de la politique... Combat de plumes ou pas, 20 Minutes a lu pour vous les trois.

«Dénoncer le système judiciaire français ». Voilà ce qui a poussé Jean Icart à prendre la plume, assure-t-il. Sur les étals depuis le 30 janvier, «La croix dans le dos» retrace en effet des années de procédures, suite à la vente de son entreprise. «Dans le viseur de» réseaux francs-maçon «et» milieux affairistes «, selon lui, le conseiller général aurait ainsi payé son entrée en politique décidée au début des années 1990 et estime avoir été escroqué. Le conseiller municipal termine son ouvrage en exposant ses projets pour la capitale azuréenne, avec l'espoir de» remettre Nice à l'endroit «. Un acte de candidature ? Il» y réfléchi «.

» Peyrat n'est pas Bonaparte ou De Gaulle ! Je ne suis pas assez célèbre pour faire une biographie. «Les joutes de l'arène, le premier livre de Jacques Peyrat, a pourtant tout l'air de mémoires dans les règles de l'art. A 81 ans, l'ex-maire de Nice y décrit toutes les grandes étapes de sa vie : la guerre de 1939-1945 qu'il traverse gamin, l'engagement dans la légion étrangère mais aussi ses coups d'éclat judiciaires – en tant qu'avocat d'Albert Spaggiari – ses gloires et ses déboires politiques.» J'y règle aussi des comptes, dans la mesure où j'ai annoncé vouloir renverser en 2014 celui qui m'avait renversé en 2008 «, glisse-t-il.