Une enquête préliminaire ouverte

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Le député-maire de Nice (UMP) est-il l'auteur d'un «détournement de biens publics» ? La justice se penche en tout cas sur la question, après la plainte visant Christian Estrosi déposée le 21 janvier devant le tribunal de grande instance niçois par Jean-Noël Falcou, membre (EELV) de l'association de lutte contre la corruption Anticor. « Une information judiciaire a été ouverte courant janvier », indiquait mercredi à 20 Minutes le procureur de la République, Eric Bedos, confirmant une information révélée par le site d'information Mediapart. «Une étape logique du processus judiciaire, avant une éventuelle mise en examen», s'est félicité l'auteur de la plainte. En cause : un courrier de remerciement qu'aurait envoyé, au frais de l'Assemblée nationale, le député-maire de Nice aux électeurs de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes, contenant aussi un coupon d'adhésion à l'Association des amis de Nicolas Sarkozy… «Il s'agit d'une erreur matérielle, faite à sa permanence parlementaire», indiquait ce mercredi soir l'entourage de Christian Estrosi, dans un communiqué. A. S.