Benoît Kandel pointé du doigt

— 

C'est une petite phrase qui passe mal. Mercredi, le parti identitaire d'extrême-droite Nissa rebela a diffusé un enregistrement du 1er adjoint au maire de Nice, Benoît Kandel (UMP). Interrogé sur la création d'une salle de prière dédiée au culte musulman à l'est de la ville, l'élu, également conseiller général du canton, répond : « Nous voulons le minimum [de salles de prière] dans le centre-ville », et un projet verra le jour dans le quartier de Roquebillière parce que «la-bàs, ça gêne personne, y a quasiment plus de Niçois», entend-on sur la bande sonore. «Des propos insultants pour les musulmans comme pour les Niçois de souche», tonne le leader des identitaires niçois, Philippe Vardon, qui réclame la démission de Benoît Kandel. «C'est un enregistrement clandestin d'une conversation privée, rétorque l'élu. Ce parti m'attaque, car la politique de la ville en matière de sécurité est efficace. » J.-C. M.