Les folles saisies s'exposent

Aurélie Selvi

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Une part des saisies appartient désormais au Museum d'histoire naturelle.
Une part des saisies appartient désormais au Museum d'histoire naturelle. — A. SELVI / ANP / 20 MINUTES

Deux peaux de python, une tarentule sous verre, cinquante porte-clefs en hippocampes séchés, une guitare en carapace de tatou, un tapis en peau d'ours brun… A Nice, le sacro-saint palais préfectoral accueille un cabinet de curiosités à faire bondir Brigitte Bardot. Cernés par les fresques Belle époque de la galerie Chéret, une centaine d'objets issus de saisies douanières ont pris mardi leur quartier le temps d'une exposition, la première du genre*. Une «confrontation incongrue» pour illustrer «la lutte contre le trafic d'espèces en danger (faune et flore) », explique le maître des lieux, Christophe Mirmand, préfet des Alpes-Maritimes.

Sensibiliser les visiteurs


But de la manœuvre : sensibiliser les visiteurs parfois tentés de ramener dans leurs valises des souvenirs de vacances… prohibés par la loi (lire l'encadré). En 2012, les services douaniers azuréens ont notamment confisqué « 1 500 g de corail, trois sacs en peau de python, cinq cannes en ivoire ou encore cinquante montres-bracelets en crocodile», indique Annick Bartala, directrice régionale des douanes.

* Entrée gratuite les mardis à 10 h, du 28 février au 28 mars. Réservation : Centre du patrimoine de Nice (04 92 00 41 90).

■ Sanction

En plus de la confiscation des articles, les douanes peuvent infliger une amende (une à deux fois la valeur de la marchandise) aux voyageurs peu scrupuleux.