Des Azuréens dans la cour des grands

Fabien BInacchi

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Le tournage de " Social Butterfly " s'est déroulé l'été dernier dans les environs de Valbonne.
Le tournage de " Social Butterfly " s'est déroulé l'été dernier dans les environs de Valbonne. — AD ASTRA FILMS

Sundance ? C'est un peu le Graal de tous les cinéastes. Et cette année, le festival américain ouvre sa sélection à Social Butterfly (lire l'encadré), un film made in Côte d'Azur produit par la jeune société Ad Astra Films. «Cet événement est une énorme vitrine au même titre que Cannes, Berlin et Venise », s'enthousiasme son cofondateur David Guiraud. Son film concourt dès mercredi dans l'une des quatre catégories dédiées aux courts-métrages et parmi un total de 65 sélections. Mais les Cannois, installés depuis octobre dans les locaux de la pépinière d'entreprises de la ville du cinéma, n'en sont pas à leur premier coup d'éclat. Deux inconnus, un court-métrage déjà dirigé par Lauren Wolkstein avec Christopher Radcliff avait eu les honneurs du festival américain et surtout d'une présélection aux Oscars en 2011 (il figurait dans la liste finale de 50 films que la fameuse académie avait retenu avant les nominations).

Du court au long...


« Tout ça donne forcément une très grosse crédibilité, face à des investisseurs et des diffuseurs », poursuit David Guiraud. Et de rushs en festivals, les six employés d'Ad Astra films finiront par produire leur premier « long », cette année. Histoire d'étoffer leur business. « Les courts sont faits pour se faire connaitre, ils n'ont pas vraiment de portée économique... On rentre d'ailleurs très rarement dans nos frais », pointe le jeune producteur.

Alors, avec un budget de 300 000 à 500 000 euros qu'Ad Astra films doit encore boucler, c'est avec une réalisation franco-géorgienne « qui ne sera pas forcément tournée dans la région », qu'ils vont se lancer dans le grand bain. Pour se retrouver un jour, pourquoi pas, sur les marches du palais cannois... ■