La LGV Paca pas encore enterrée

m. penverne, à Marseille, et j. c. magnenet

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Il faut actuellement près de 2 h 50 pour relier Nice à Marseille par le chemin de fer.
Il faut actuellement près de 2 h 50 pour relier Nice à Marseille par le chemin de fer. — J.C. MAGNENET / ARCHIVES ANP / 20 MINUTES

La ligne à grande vitesse (LGV) Paca n'est pas encore enterrée. Le préfet de région, Hugues Parant, a annoncé ce mercredi qu'une nouvelle ligne ferroviaire allait voir le jour pour relier les villes de Marseille, Toulon, Cannes et Nice. Une annonce faite après plus de deux heures d'exposés et de discussions avec les partisans et opposants à ce projet.
En fin d'après-midi, c'est depuis Nice que le président PS de la région donnait également des nouvelles encourageantes. « Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, doit venir nous voir début novembre », annonce Michel Vauzelle. « Il m'a indiqué qu'il viendrait dire des choses positives », précise l'élu.

« Dernière carte »
C'est ce mercredi que le ministère des Transports a de son côté mis en place la commission du Schéma national des infrastructures de transport (SNIT), qui face à la contrainte budgétaire doit hiérarchiser les grands projets lancés par le précédent gouvernement... et rendra sa copie dans six mois.
« Qu'est-ce que sera cette LGV ? Comment sera-t-elle financée ? », s'inquiète Didier Cade, vice-président du collectif Stop LGV Sud Sainte-Baume. « Pour l'instant, on n'en sait rien. » Pour lui, le préfet de région joue sa dernière carte pour convaincre l'Etat de financer la LGV Paca. « Peu importe comment on l'appelle, on ne demande pas un record de vitesse, mais il faut une nouvelle ligne », martèle Michel Vauzelle.

Une régie pour le train des pignes

La région va reprendre en charge la gestion des Chemins de fer de Provence, a confirmé Michel Vauzelle. Une délibération sera votée en ce sens le 29 octobre par les élus de la région. C'est ainsi une régie publique qui assurera le bon fonctionnement du train des pignes à partir du 1er janvier 2014.