En région Paca, les anti-LGV maintiennent la pression

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Un front du refus uni et toujours mobilisé contre la LGV. Tel était le message délivré vendredi par les élus d'Aubagne. « Si on nous ressert le même projet tout aussi destructeur, avec les mêmes conséquences environnementales, ce sera encore non », ont lancé le maire Daniel Fontaine (PCF) et la présidente de l'agglo, Magali Giovannangeli, lors d'une conférence de presse en présence de collectifs anti-LGV venus des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes. En juillet, le ministre délégué au Budget avait affirmé que le gouvernement devrait abandonner certains projets de ligne à grande vitesse. D'aucun y ont entendu un requiem pour la LGV Paca. Un enterrement trop vite prononcé ? « Les marchés publics y font toujours référence », affirme Olivier Lesage, responsable de l'association Stop TGV Coudon. En juillet, la création d'une voie partagée par les TGV, les TER et le fret avait été évoquée lors d'une réunion pilotée par le préfet de région. Pour Jean-Yves Petit, vice-président de la région (EE-LV), une « réflexion nouvelle » doit au contraire porter sur l'horizon 2030-2040. Morte ou pas, la LGV fait débat.à Marseille, Caroline Delabroy