« La technologie progresse, les examens augmentent »

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Laurence Marty
Physicienne médicale au Centre de haute énergie de Nice, qui traite, par an, un millier de patients atteints de cancer.
Comment l'activité de radiothérapie est-elle contrôlée dans votre centre ?
Il y a, d'une part, l'Agence de sûreté nucléaire qui se déplace tous les 12 à 14 mois. Nous suivons aussi des protocoles qui relèvent de l'Agence internationale pour l'énergie atomique et pratiquons nos propres tests additionnels.
Peut-il y avoir des erreurs de dosage ?
L'erreur est humaine, cela peut arriver à différents niveaux du protocole. Tous les cas sont déclarés et consultables sur le site de l'ASN. Fort heureusement, on est sur des incidents de faible niveau, sans aucun effet sur le patient.
Constatez-vous, comme l'ASN, une hausse des doses d'irradiation dans l'imagerie médicale ?
L'évolution des technologies et les nouveaux algorithmes permettent de diminuer la dose. Mais les prescriptions d'examens sont sans doute un peu plus nombreuses, ce qui peut augmenter l'exposition des patients.
Propos recueillis par A. S.