Du puissant hors-bord au scooter des mers, les Af' mar' font la leçon aux contrevenants

— 

 
  — no credit

Mer d’huile, ciel bas et orageux. Un temps de rêve pour le ski nautique. Patron d’une entreprise du vignoble nantais, Michel* l’a bien compris. Hier, en début d’après-midi, l’homme sort donc du chenal du Pouliguen avec ses deux fils et celui d’un ami, à bord de son puissant hors-bord de 200 chevaux. Un peu trop vite, d’ailleurs, au goût des agents des Affaires maritimes.

Une fois le bolide accosté, Patrick tance vertement le pilote. « Dans le chenal, la vitesse est limitée à 3 nœuds », sermonne l’agent des « Af’ mar’ ». « Si vous aviez croisé un triathlète qui s’entraînait à nager, vous n’auriez pas pu l’éviter. » Michel s’estomaque. « Ca fait quarante ans que je viens à la Baule, tout le monde fait toujours comme ça », assure le quinquagénaire. Contrôle des gilets de sauvetage, des papiers… Michel s’en sort finalement à bon compte.

Moins de chance, en revanche, pour Philippe* et son passager. Venus de la région parisienne, ces deux touristes peinent à trouver les fusées de détresse de leur scooter des mers de location. Il n’y a finalement qu’un fumigène, et il est détrempé. Pendant que Christine prend des photos avec un appareil numérique, Patrick fait la leçon. « Il faut absolument vérifier ses fusées de détresse avant de partir, car on amène rarement son portable en mer. Comment auriez-vous fait pour alerter les secours, si vous vous étiez trouvés en panne sur les îles au large ? ». Philippe acquiesce, penaud. Un procès-verbal attend son loueur.

Guillaume Frouin

* Prénoms d’emprunt