La carte des écoles se redessine

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Pas de répit pour les écoles publiques. De nombreuses fermetures de classes sont prévues à la rentrée. Rien que dans la communauté urbaine de Nantes, douze ont été prononcées pour seulement quatre ouvertures, alors que le nombre d'enfants inscrits, lui, augmente. « Il y a beaucoup plus de fermetures envisagées que les années précédentes. Nous pensons que les récentes mesures gouvernementales y sont pour quelque chose. L'inspecteur académique anticipe les suppressions de poste », commente Bernard Valin, secrétaire départemental de la Fédération syndicale unitaire.

Tout est une question de chiffres. Les décisions sont prises en fonction d'un seuil : au-delà de vingt-cinq enfants, l'inspecteur ordonne, en théorie, l'ouverture d'une classe ; en-dessous, une fermeture. « Les besoins humains ne sont pas pris en compte. Bientôt, l'objectif pédagogique sera d'apprendre aux enfants à rester assis, sans bouger. Une politique très violente pour les petits. Ça deviendra invivable pour tous », assure Béatrice Bartouche, mère d'élève à l'école Joseph-Blanchart, située sur la butte Sainte-Anne et menacée de fermer à la rentrée. Les enfants de moins de trois ans sont directement concernés, puisqu'ils pourraient être refusés, faute de place. Soutenus par les élus de la majorité, les parents d'élèves prévoient donc au retour des vacances de lutter contre ces fermetures. « Quand une municipalité intervient dans les débats ou que des parents occupent une école, un rapport de force se crée, susceptible de faire changer les choses », souligne Bernard Valin. À la rentrée, l'inspecteur académique fera le tour des classes concernées afin de recenser les enfants et agir en conséquence.

Camille Etesse