Sans papiers, sans liberté

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La police préférait le garder sous la main. Incarcéré depuis le 15 avril 2005, un Camerounais de 26 ans, qui devait être libéré lundi soir, a été maintenu à la maison d'arrêt de Nantes, pour être reconduit bientôt vers son pays faute de papiers. Il avait été condamné lundi à douze mois de prison ferme dans une affaire d'escroquerie, mais devait retrouver la liberté pour en avoir déjà purgé quinze en détention provisoire.

« Il s'agit d'une détention arbitraire », s'insurge son avocate Marie-Emmanuelle Beloncle, qui va porter plainte en fin de semaine pour ce motif. « La procédure judiciaire est peut-être caduque, mais la procédure administrative d'expulsion ne l'était pas », rétorque-t-on à la préfecture.

Guillaume Frouin