Une soirée dans un bar à hôtesses, côté clients

©2006 20 minutes

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Quai de la Fosse, un jeudi soir, vers 1 h du matin. Salle confinée et feutrée, lumières rouges. « Dès le départ, la patronne nous a demandés si on souhaitait de la compagnie, raconte Eric, nouveau client venu avec un de ses amis. Arrive alors une femme, la trentaine, minijupe et soutien-gorge de cuir rouge. Sourire mielleux, voix sexy, son approche semblait travaillée et surveillée par sa patronne. Après avoir parlé de tout et rien, elles sont devenues plus pressantes. L'entraîneuse a fini par glisser sa main sous ma ceinture. Elles nous ont alors proposé de prolonger la soirée dans l'arrière-salle, moyennant la somme de 250 e. On a demandé à jeter un oeil dans la pièce, pour voir à quoi ça ressemblait : deux lits quatre places, derrière des rideaux. »

La trentaine de bars à entraîneuses de la ville est principalement concentrée sur le quai de la Fosse. Nantes étant une ancienne ville portuaire, la prostitution s'y concentrait déjà dès le début du xixe siècle. Un lieu stratégique où les marins aimaient passer du bon temps dans les « maisons de dentelle » en compagnie de filles de joie.