Nantes s'offre de nouvelles terres à l'est

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La première pierre est posée. Vendredi, le chantier des 55 logements sociaux du nouveau quartier Bottière-Chénaie a été lancé officiellement. D'ici à sept ans, cette zone d'aménagement concerté (ZAC) – donc entièrement gérée par la municipalité – de trente-cinq hectares, constituée d'anciennes terres maraîchères en friche depuis quinze ans, devrait accueillir 3 500 nouveaux habitants, au sein de 1 500 logements. « L'aménagement public permet ainsi de développer des zones d'habitat diversifiées », souligne Albert Mahé, adjoint aux Finances et élu du quartier. Du locatif social, non-social et de l'accession à la propriété seront ainsi proposés, entre la ligne 1 du tramway (stations Souillarderie et Pin sec) et la route de Sainte-Luce.

Avec des logements vendus entre 2 200 et 2 300 euros le mètre carré, au lieu de plus de 3 000 actuellement sur le marché nantais, « le but est de favoriser les premiers achats de logements », poursuit l'élu. La mixité sociale est également au coeur de la création d'une nouvelle voie, entre le quartier HLM de la Bottière et les résidences du Vieux Doulon. Ce « mail » (artère paysagère) abritera, sur ses cinq hectares d'espaces verts, les nouveaux équipements prévus pour la ZAC : la médiathèque Est déjà en construction et qui ouvrira au printemps 2007, une école de quatorze classes, une structure associative et socioculturelle et un complexe sportif. « L'idée est de réunir les gens des deux côtés de la route de Sainte-Luce autour de leurs loisirs », explique Albert Mahé. Pour orner le parc, il est même question de remettre à ciel ouvert le ruisseau des Gohards, circulant actuellement dans un tuyau souterrain.

Au programme de cette zone, est également inscrite la construction d'une résidence pour personnes âgées, d'un parc relais près du tramway, de foyers Sonacotra et de jeunes travailleurs, ainsi que d'un supermarché, dès que les deux tiers des logements seront livrés. Terre d'accueil des familles, le quartier Doulon-Bottière affiche « le plus fort pourcentage de cellules familiales dites classiques (un homme, une femme et deux enfants) sur la ville », fait remarquer Albert Mahé.

Sandrine Lefebvre