Les cigogneaux ligériens Atlantis et Jo parés à décoller

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Décollage imminent. Vendredi, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) de Loire-Atlantique a posé une balise Argos solaire sur « Atlantis », un cigogneau nichant à Couëron, dans le marais Audubon. La veille, c'est « Jo », à Cordemais, qui avait également été équipé de cet engin de la taille d'un lecteur MP3 et d'un coût d'environ dix mille euros.

Ces balises solaires ont une durée de vie de trois à cinq ans, contre un an et demi pour une batterie classique. « Cela va nous permettre de suivre la migration à l'aller, mais aussi au retour, se réjouit Mickaël Potard, porte-parole de la LPO 44. Nous allons aussi savoir si elles restent toujours en Mauritanie, quels milieux elles fréquentent... Ce qui nous permettra de mieux les protéger. » Car, il faut savoir que les jeunes cigogneaux passent les trois ou quatre premières années de leur vie en Afrique, avant de revenir se reproduire sur leur lieu de naissance.

En Loire-Atlantique, les cigognes blanches se portent bien puisque « de 15 couples en 2000, nous sommes passés à 38 couples cette année, avec 87 naissances », dénombre Angélique Lambert, animatrice à la LPO 44. Atlantis et Jo devraient s'envoler d'ici une semaine. On pourra suivre leur parcours sur Internet*.

Johann Pailloux

*http://loire-atlantique.lpo.fr/