Le Leclerc Paridis attaqué en justice par ses anciens vigiles sans papiers

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Les vigiles travaillaient pour Leclerc.
Les vigiles travaillaient pour Leclerc. — F. elsner / 20 Minutes

En 2009, ils avaient fait grève au grand jour, pour être régularisés. Les trois anciens vigiles sans papiers d'un sous-traitant du Leclerc Paridis attaquaient jeudi leur ex-employeur devant les prud'hommes de Nantes, pour réclamer des arriérés de salaires et des indemnités de licenciement. L'entreprise de sécurité y était représentée par son liquidateur : elle s'est mise en faillite début 2010. Les trois vigiles - qui ont depuis un titre de séjour en règle - ont également assigné l'hypermarché. « Il y a une faute du donneur d'ordres, qui devait contrôler son prestataire tous les trois mois », affirme Michel Benesteau (CGT), une version que conteste Leclerc.

« Déterminés à aller au bout »
Les abus de l'entreprise de sécurité étaient fréquents, selon les plaignants. Samir travaillait ainsi à temps plein, en dépit d'un contrat de travail de dix heures par semaine. « Le patron exploitait notre condition de sans-papiers », affirme cet Ivoirien de 33 ans. Son collègue centrafricain de 39 ans, lui, n'avait pas de contrat de travail. « Nous sommes déterminés à aller jusqu'au bout », martèle Samir. La décision des prud'hommes sera connue sous trois à quatre mois.Guillaume Frouin