Les abeilles bien à l'Ouest

Guillaume Frouin

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Les abeilles, venues de l'île d'Ouessant, vont butiner sur trois kilomètres.
Les abeilles, venues de l'île d'Ouessant, vont butiner sur trois kilomètres. — F. Elsner / 20 Minutes

Philippe Grosvalet, le président (PS) du conseil général de Loire-Atlantique, a de nouvelles colocataires. Elles sont environ 300 000, mais ne prennent pas trop de place : il s'agit d'abeilles noires. Six ruches ont en effet été installées ce mercredi sur le toit de l'Hôtel du département, quai Ceineray, en marge de la signature de la charte du programme national « Abeille sentinelle de l'environnement ». Ce n'est pas une première en soi : cinq autres départements en France l'ont déjà paraphée, tout comme six régions (dont le conseil régional des Pays de la Loire). La mairie de Nantes a été également pionnière en la matière.

30 % de colonies en moins par an
« C'est un rucher de sensibilisation, pour aborder la question de la surmortalité des abeilles auprès des citoyens, des élus et des médias », explique Henri Clément, porte-parole de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf). L'usage des pesticides et le frelon asiatique menacent en effet la survie de l'espèce, qui perd 30 % de ses colonies par an depuis 1995. « Si demain il n'y a plus d'abeilles et d'insectes pollinisateurs, il ne restera plus grand chose de nos petits-déjeuners : il n'y aurait plus de chocolat, de café ou de jus de fruits », insiste Henri Clément.

biodiversité

Outre ces « ruches-témoins », le conseil général pratique depuis 2007 le « fauchage raisonné » sur le bord des canaux et des routes départementales.