Une sentinelle contre les pollens

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Rhume des foins, picotements : chaque année le pollen affecte plusieurs millions d'allergiques en France. Un mal qui pourrait être mieux anticipé grâce à un « pollinier sentinelle » expérimenté au Jardin des plantes de Nantes pour anticiper la dissémination des pollens. Le principe : réunir dans un même endroit un échantillon de plantes disséminant des pollens allergisants et surveiller quotidiennement leur floraison. Les informations sont ensuite transmises à la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass) des Pays de la Loire, pilote du projet, qui les affiche sur son site Internet*.

Dix-neuf espèces de végétaux, couvrant la totalité des espèces à risque de la région, sont ainsi réunies depuis trois ans. On y retrouve douze sortes de plantes herbacées (plantain, avoine, armoise...) ainsi que des arbres comme le bouleau, le chêne ou le noisetier, dont la floraison provoque chaque année des millions d'allergies. « On anticipe. Quand on a sur une espèce dix pieds en fleur sur vingt, on sait qu'il va y avoir un pic dans les deux à trois jours », explique Claude Figureau, directeur du Jardin des plantes de Nantes et créateur du concept. « L'intérêt du pollinier c'est que l'on a l'information de la floraison en temps réel, note Dominique Chevallier, médecin allergologue à Nantes. Les informations recueillies permettent ainsi de déterminer plus rapidement l'origine de l'allergie du patient et d'anticiper les traitements. »

C. G.

*http://pays-de-la-loire.sante.gouv.fr /envir/seartx010.html

Le « pollinier sentinelle » a l'avantage d'être peu coûteux : à Nantes, il ne représente que 80 heures de travail supplémentaire par an pour le Jardin des plantes. Plusieurs autres villes se sont déjà déclarées intéressées.