Un « nouveau » tram pointe son nez

Guillaume Frouin

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Les nouvelles rames CAF ressemblent beaucoup à celles livrées en 2000 par le constructeur canadien Bombardier.
Les nouvelles rames CAF ressemblent beaucoup à celles livrées en 2000 par le constructeur canadien Bombardier. — F. Elsner / 20 Minutes

La troisième génération de tramways nantais est sur les rails : la Semitan a dévoilé, lundi, la première des douze rames du constructeur espagnol CAF (Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles). Elles s'ajouteront aux quarante-six rames livrées par Alstom en 1985, et aux trente-trois autres conçues par Bombardier en 2000. Ces nouveaux trams seront accessibles au public à la fin de l'été, une fois les tests techniques et la formation des conducteurs passés. Ils seront affectés en priorité à la ligne 1 - la plus fréquentée du réseau -, pour assurer à la rentrée une fréquence de trois minutes (au lieu de cinq) entre les arrêts Commerce et Haluchère. Ils serviront aussi à pallier l'indisponibilité des premières rames Alstom, rénovées au fur et à mesure, pour prolonger leur durée de vie au moins jusqu'en 2025.

Le même designer que le busway
En attendant, cette nouvelle génération de trams ressemble comme deux gouttes d'eau à la précédente. Un parti pris revendiqué par la Semitan. « On voulait s'inscrire dans une logique de complément de notre parc, et non d'un renouvellement complet », justifie Pascal Bolo, président (PS) de la société d'économie mixte.
Le design des nouvelles rames est ainsi signé par l'agence lyonnaise Avant-Première, qui avait déjà imaginé celui des rames Bombardier et celui du busway. Les nouveaux trams sont aussi « 100 % plancher bas », comme ceux livrés en 2000, pour le plus grand bonheur des handicapés en fauteuil roulant et des jeunes parents avec des poussettes. Leur aspect extérieur - hormis leur nez plus pointu - est également similaire. Au jeu des sept différences, on notera donc surtout les barres d'appui plus nombreuses, les cabines de conduite plus spacieuses et la présence de strapontins rétractables aux heures de pointe.

made in France

Les éléments de chaque rame ont été construits en Espagne, puis assemblés dans une usine de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). Les pièces détachées nécessaires à la Semitan seront stockées dans un nouveau local de 300 m2, dont la construction à Dalby se termine en juin.