Anne-Cécile Lecomte : «L'agression a permis de mettre en lumière nos difficultés»

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Interview d'Anne-Cécile Lecomte, infirmière en psychiatrie à l'hôpital Saint-Jacques.

Quelles difficultés rencontrez-vous au quotidien ?

Le manque de lits nous oblige à changer fréquemment les patients de chambre et de service. La petite violence quotidienne augmente et les insultes sont permanentes. Et puis on travaille toujours dans l'urgence. On n'anticipe plus et c'est surtout ce qu'il ne faut pas faire en psychiatrie.

Que faut-il améliorer ?

J'aimerais que l'on se réunisse pour réfléchir à la meilleure façon de travailler ensemble, comme ça se faisait auparavant. Je suis nostalgique d'une vraie collaboration avec les médecins. Cela a bien changé.

Comment voyez-vous l'avenir ?

Pas d'un oeil très optimiste malheureusement. En même temps, je me dis que ça ne peut aller qu'en s'améliorant. C'est triste à dire, mais l'agression a permis de mettre en lumière nos difficultés.