La Chaîne de l'espoir gagne son pari

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Sauvée. Une sixième enfant vient d'être opérée avec succès au CHU de Nantes grâce à la Chaîne de l'espoir,une association qui fait venir en France des enfants de pays pauvres afin de les soigner. Deux semaines après une intervention à coeur ouvert, Roghiya Diabakaté, une jeune Mauritanienne de 15 ans souffrant d'une grave malformation cardiaque, se repose maintenant dans sa famille d'accueil, à Sucé-sur-Erdre. Un couple d'enseignants d'une cinquantaine d'années s'est en effet porté volontaire pour recevoir Roghiya chez eux. Et ils étaient à son chevet lorsqu'elle s'est réveillée après l'opération. « La communication n'est pas toujours facile car elle ne parle que le soniké. Mais elle apprend très vite et on espère qu'à l'issue de sa convalescence chez nous, elle saura écrire son nom », explique Geneviève, sa mère d'accueil.

Seule déclinaison du genre en France, l'antenne nantaise de la Chaîne de l'espoir a été lancée il y a tout juste un an par deux jeunes cardiologues hospitaliers, Patrice Guérin et Olivier Baron. « On a mis quatre ans pour rassembler les fonds nécessaires avant de commencer, mais maintenant notre activité devient régulière. » Les deux chirurgiens opèrent bénévolement tandis que l'équipe d'infirmières, d'anesthésistes et le bloc opératoire sont mis à disposition par le centre hospitalier. « Il s'agit de notre premier partenaire car la direction a accepté de diviser par deux les frais de prise en charge globale d'un enfant. »

Stéphanie Lacaze

A terme, l'association espère pouvoir opérer une dizaine d'enfants par an, à Nantes. Mais il lui faut trouver de nouveaux fonds auprès des entreprises locales car leur prise en charge coûte entre 2 500 et 5 000 e.