Les usines d'incinération aux normes

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Dans les temps. Les nouvelles normes européennes en matière d'émission de fumée ont été respectées à la lettre par la Communauté urbaine de Nantes. Depuis la fin 2005, les usines d'incinération de déchets Arc-en-Ciel (Couëron) et Valoréna (Nantes), qui traitent pas moins de 300 000 tonnes d'ordures ménagères par an, répondent à tous les critères de protection concernant la santé publique et l'environnement selon l'agglomération.

« Tout a été fait et respecté pour réduire au maximum la pollution des incinérateurs », a affirmé hier Gérard Potiron, vice-président de Nantes métropole, chargé de l'élimination et de la valorisation des déchets. Amélioration des conditions de combustion, installation de catalyseurs pour traiter les oxydes d'azote, contrôle accru des dioxines, métaux lourds et de la non radioactivité des déchets entrants...

Ces travaux, avoisinant les 40 millions d'euros, n'ont d'ailleurs pas été les seules en matière de sécurité. «Avant même l'échéance de la fin 2005, qui fixe une valeur limite pour l'émission de dioxines à 0,1 nanogramme par nanomètre cube (ng/Nm3), nous avions fait le choix en 2001 d'équiper les deux incinérateurs d'un système de traitement permettant de respecter cette valeur. » Les aménagements réalisés en 2005 ont permis d'améliorer encore ce paramètre. Ainsi à l'heure actuelle, les usines de Valoréna et Arc-en-Ciel n'émettent plus que 0,055ng/Nm3 et 0,012 ng/Nm3 de dioxines selon les chiffres publiés par Air Pays de la Loire.

Thomas Huet

Des Commissions locales d'information et de surveillance (Clis) ont été mises en place pour informer le public sur les résultats environnementaux des différents centres de traitement.