« Pas de pression spéciale sur les salariés »

©2006 20 minutes

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Tant pis pour les clichés. Membres du Conseil économique et social régional, Brigitte Rialland (CFDT), Hélène Socquet-Juglard (CFTC) et Yves Calippe (CGT) portent un regard plutôt flatteur sur la Chine. « Nous avons rencontré dix chefs d'entreprise à Pékin et Qingdao, racontent-ils. De tous, c'est un Français qui s'est montré le plus opaque sur les conditions de travail qu'il offre à ses employés. Chez les autres, on nous ouvrait toutes les portes. » Sans pouvoir généraliser, ils ne notent « pas de pression spéciale sur les salariés ». Avec toutefois un bémol sur le temps de travail, souvent supérieur aux quarante heures officielles.

« Le développement social se fera par le développement tout court », espère de son côté Jacques Auxiette. Le président du conseil régional dit en parler sans tabou avec les Chinois, qui sont « ouverts » sur la question. « Mais ça ne doit pas empêcher de faire du commerce ! »