Une transformation urbainepas si évidente pour les habitants

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La création du boulevard de Berlin, l'arrivée des premiers propriétaires privés ou le développement des activités tertiaires participent au désenclavement et à la diversification souhaités par la ville pour l'ancien quartier Malakoff. Mais dans cette zone urbaine sensible (ZUS) de 4000 habitants, cette métamorphose ne s'assimile pas du jour au lendemain. Certains voient même dans l'incendie du centre commercial ou les bris de vitres répétés sur la Maison des haubans la réponse d'un mal-être.

« Il y a une promesse au bout »
« Les travaux à répétition fatiguent la population. La réhabilitation des logements est particulièrement difficile à vivre, même si ce sera appréciable après. Ça entraîne une certaine tension », souffle un commerçant. « Beaucoup subissent cette transformation plutôt qu'autre chose, confirme Emmanuelle, créatrice de mode et habitante du quartier. Malakoff a beaucoup changé, ce n'est plus trop notre quartier aujourd'hui. On sent encore une frontière avec le secteur Pré-Gauchet. Il y a beaucoup de positif dans ce qui est réalisé, mais il faudra du temps. »
« On a conscience des difficultés et des coups de blues face aux travaux. Mais il y a une promesse de mieux-être au bout. L'ouverture du quartier sur la ville me paraît particulièrement importante. Le désenclavement est en passe d'être réussi », analyse Patrick Rimbert, premier adjoint au maire. F.B.