Nicole Peu : « L'UFJT n'est pas qu'un hôtel de jeunes »

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Interview de Nicole Peu, présidente de l'Union régionale des foyers de jeunes travailleurs (UFJT).

Vous avez présidé un colloque sur l'habitat des jeunes, hier au conseil régional. Dans quel but ?

Il s'agissait de diagnostiquer le besoin en logement des jeunes travailleurs précaires de 18 à 25 ans et de réfléchir avec plusieurs membres d'associations à de nouvelles actions pour leur insertion sociale et professionnelle. Car l'UFJT : ce n'est pas l'hôtel ! Ici on accompagne aussi les jeunes.

C'est à dire...

Comme nous faisons de l'hébergement provisoire (maximum deux ans), nos animateurs présents dans les foyers ont plusieurs missions : favoriser l'insertion du jeune dans le groupe, l'informer et l'aider dans son éventuelle recherche de formation ou d'emploi, l'aider à gérer son budget et faciliter l'accès à un logement autonome. Tout cela grâce aussi à un réseau de partenaires sociaux qui s'étoffe chaque année.

Comment expliquez-vous cette crise durable du logement chez les jeunes ?

La précarité y est pour beaucoup. Les crises de l'emploi et du logement sont intimement liées. Même diplômés, les jeunes peinent à trouver un emploi. Et donc à se loger à un prix raisonnable. En conséquence, il n'est pas étonnant que nos foyers croulent sous les demandes. L'an dernier, on y a accueilli entre 10 000 et 11 000 jeunes. C'est beaucoup plus qu'il y a cinq ans.

Recueilli par Thomas Huet.

En 2005, l'association L'Edit de Nantes, adhérente à l'UFJT, a hébergé 2 000 jeunes répartis sur les sites de Saint-Herblain et Nantes. Une centaine d'entre eux est actuellement sur liste d'attente.