Le Pen père se retrousse les manches pour aider sa fille

Frédéric Brenon

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Jean-Marie Le Pen, hier midi.
Jean-Marie Le Pen, hier midi. — F. Elsner / 20 MInutes

Une grosse centaine de militants du Front national étaient invités hier aux salons de la Louée, à Haute-Goulaine, pour un déjeuner de soutien à la candidature de Marine Le Pen à l'élection présidentielle. Si la nouvelle patronne du parti n'avait pas fait le déplacement, son père, lui, est venu faire le boulot et appeler à la « mobilisation » dans un département qui lui est traditionnellement peu favorable.

Dernier meeting à Saint-Nazaire
Jean-Marie Le Pen s'est dit « préoccupé » par le volume de parrainages recueilli par sa fille à moins de deux mois de la date limite du dépôt des 500 signatures. « Il en manque beaucoup, trop. Il va falloir qu'elle rame. On se heurte à une véritable grève des maires. J'avais déjà peiné en 2002 et 2007. » Le quintuple candidat à l'élection présidentielle a aussi livré son explication sur les mauvais scores locaux du FN. « La présence des immigrés est moins perceptible ici, les gens se rendent moins compte du phénomène. Il y a aussi l'influence des curés et des journaux démocrates-chrétiens de gauche. Enfin, un déficit de votes entraîne un déficit d'élus et donc de rayonnement. Mais nous sommes en reconquête. »
Le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes – « un sujet régional, pas national » – ne fait en tout cas pas partie des préoccupations. La « résistance à la délocalisation et à la désindustrialisation » l'est davantage. Voilà pourquoi Saint-Nazaire a été choisie comme « ville symbole » pour accueillir le « dernier grand meeting de Marine Le Pen » avant le scrutin. Ce sera le 13 ou le 16 avril à la Soucoupe.

Ayrault beau gosse

Interrogé sur Jean-Marc Ayrault, conseiller spécial de François Hollande durant cette campagne, Jean-Marie Le Pen a simplement commenté : « C'est un beau gosse. Il a au moins ça pour lui. »