Les proches de Cécilia ne croient pas à un suicide

Frédéric Brenon

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La mère de Cécilia et Parfait, un ami.
La mère de Cécilia et Parfait, un ami. — L. FAILLER / 20 MINUTES

Cécilia Mboumba-Prima, étudiante nantaise de 24 ans, n'a plus donné signe de vie depuis mercredi 11 janvier, vers 5 h du matin. Un taxi l'avait alors déposé rue des usines, entre Chantenay et le pont de Cheviré. Un automobiliste a déclaré avoir aperçu sur le pont, quelques minutes plus tard, une jeune femme ressemblant à Cécilia sur le point de sauter dans la Loire. Son sac à main a également été retrouvé, vers 7 h, sur le pont. Autant d'éléments qui incitent les enquêteurs à privilégier pour l'heure l'hypothèse d'un suicide.

Des zones d'ombres pointées
La famille et amis de Cécilia ne croient pourtant pas à un tel scénario. « Ce n'est pas une fille à problèmes. Elle n'aurait jamais fait ça, c'est impossible. Elle me laisse toujours des mots. Elle voulait aussi militer contre les sites qui aident les adolescentes à se suicider », affirme Louise-Louysiane, sa mère. « On ne peut pas y croire. Elle est pleine de vie et d'ambition. On se pose plein de questions », rapporte Parfait Nounagnon, un ami. Les proches mettent en avant des zones d'ombre. Ce matin du 11 janvier, la jeune femme a par exemple téléphoné à un taxi alors qu'elle avait prévenu sa mère qu'un « collègue passerait la chercher » pour se rendre au rendez-vous fixé à l'aéroport avec l'employeur de l'entreprise où elle travaille en alternance. Son sac à main aurait aussi été retrouvé sur le pont « sale et déchiré ».
Souhaitant « aider à découvrir ce qui s'est passé », l'université de Nantes a mobilisé son réseau (75 000 membres)pour recueillir des témoignages.

Marche de soutien

Une marche silencieuse de soutien est organisée demain par les amis étudiants de Cécilia. Départ programmé à 15 h aux chantiers navals de Nantes. Sous réserve de modification.