Des légionelles à René-gauducheau

Frédéric Brenon

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La victime de legionellose avait été hospitalisée au centre de Saint-Herblain.
La victime de legionellose avait été hospitalisée au centre de Saint-Herblain. — F. Elsner / 20 Minutes

Douze jours après le décès d'une femme de 81 ans des suites d'une légionellose, l'agence régionale de santé (ARS) a annoncé hier qu'un taux anormalement élevé de légionelles avait été détecté au centre de lutte contre le cancer René-Gauducheau à Saint-Herblain, où la victime avait été hospitalisée. Sur les six points de prélèvements effectués, deux (des douches) ont révélé la présence de la bactérie.

Des mesures de correction
« Les valeurs des résultats restent inférieures à la valeur cible de 1000 UFC/l mais sont supérieures au seuil de détection de 250 UFC/l exigé par la réglementation pour les personnes particulièrement vulnérables au risque de légionellose. Il est donc possible que cette maladie ait été contractée dans cet établissement », indique l'ARS.
« Malgré un entretien régulier et une surveillance constante de la température de l'eau, il a pu y avoir à un moment donné des points morts dans une partie du réseau sanitaire », regrette Philippe Bourrel, directeur du site qui a accueilli près de 6000 patients en 2010.
Des mesures de protection (filtres sur une cinquantaine de douches) avaient été mises en place aussitôt le décès. L'entretien, la purge et la vérification par capteurs des tuyaux vont désormais être intensifiés. Le personnel médical a également renforcé sa vigilance vers les personnes les plus fragiles.
« On n'est pas face à une crise sanitaire, rassure Philippe Bourrel. Il s'agit d'un cas isolé, sur une patiente extrêmement fragile. Ce n'est pas contagieux et le risque, s'il existe encore, n'est qu'au niveau des douches. Les patients ont été informés. » La légionellose est une infection pulmonaire grave contractée au contact d'eau contaminée. Vingt-trois cas, dont deux mortels, avaient été recensés en 2010 en Loire-Atlantique.