L'aéroport s'approche de la saturation

Frédéric Brenon

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L'aéroport a été fréquenté l'an dernier par davantage de passagers et davantage d'avions.
L'aéroport a été fréquenté l'an dernier par davantage de passagers et davantage d'avions. — F. Elsner / 20 MInutes

Il restait sur une croissance de trafic exceptionnelle en 2010 (+14 %). L'aéroport Nantes-Atlantique a poursuivi sur sa lancée en 2011 en enregistrant une hausse de fréquentation de 7 %, a-t-il annoncé hier. Plus de 3,2 millions de passagers ont ainsi été transportés. Nouveau record.
Ce résultat s'explique en partie par l'ouverture de douze nouvelles destinations régulières et l'arrivée de trois compagnies (Air Austral, Eastern Airways, Vueling). Le trafic intérieur a ainsi progressé de 8 %, le trafic international de 20 %. Seuls les vols vacances baissent en raison du « Printemps arabe ». « Notre bassin de chalandise ne cesse de grandir. C'est le signe que la région est dynamique et que notre stratégie de diversification porte ses fruits », se félicite Nicolas Notebaert, président de Vinci airports.

Etaler les vols sur l'année
La croissance est telle que, six ans avant son transfert à Notre-Dame-des-Landes, l'aéroport se sent parfois à l'étroit dans ses murs et sur la piste, les mouvements d'avions ayant augmenté de 12 % en 2011. « On essaie de se développer en trouvant des liaisons en dehors des périodes de pointe. A Pâques, par exemple, on est déjà saturés », explique François Marie, directeur de Nantes-Atlantique. « On est sous tension, reconnaît Nicolas Notebaert. Les parkings viennent d'être agrandis pour deux-trois ans, les terminaux vont se remplir. On devra trouver des solutions. Mais jusqu'à la dernière minute, l'aéroport sera en état de bien fonctionner. »

notre-dame-des-landes

La préparation du nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes (ouverture fin 2017) est « dans les temps », assure Vinci. Les trois quarts de la surface nécessaire ont déjà été acquis (900 ha sur 1239 ha). Les négociations avec les habitants de la zone se poursuivent jusqu'en fin d'année. Des expropriations pourraient ensuite être décidées.