Une femme décède de légionellose

Frédéric Brenon

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Des bactéries de légionelles.
Des bactéries de légionelles. — Janice Haney Carr/AP/SIPA

Une femme de 81 ans est décédée vendredi dernier après avoir développé une légionellose, a indiqué hier l'Agence régionale de santé (ARS). Elle avait été hospitalisée fin décembre au CHU de Nantes pour cette forme grave d'infection pulmonaire, non contagieuse, contractée au contact d'eau contaminée. Une enquête a été déclenchée pour répertorier les lieux fréquentés par la victime dans les 14 jours précédents. Seuls deux établissements semblent l'avoir accueillie : un centre de convalescence à Pontchâteau et le centre de lutte contre le cancer René-Gauducheau à Saint-Herblain.

Résultats sous dix jours
« La transmission a probablement eu lieu dans un de ces lieux de soins, juge l'ARS. On regarde la production d'eau chaude, le système aéroréfrigérant, le type de soins pratiqués, tout ce qui peut être propice à la prolifération de légionelles. » Des prélèvements ont été effectués. Les résultats seront connus sous dix jours. En attendant, par précaution, des filtres supplémentaires ont été équipés sur les douches. « Il n'y a pas de situation d'alerte, rassure l'ARS. Un cas de légionellose n'est pas un événement. Il y en a eu 53 l'an passé dans la région, 23 en Loire-Atlantique ».