Des vœux peu dispendieux

Antoine Gazeau

— 

Philippe Grosvalet a renoncé à ses vœux aux « institutionnels ».
Philippe Grosvalet a renoncé à ses vœux aux « institutionnels ». — F. Elsner / 20 Minutes

Bienvenue en 2012. Bienvenue en temps de crise. Plus que chaque année, petits fours et cartes de vœux envoyées en janvier font les frais de logiques comptables récessives… ou non. Tour d'horizon dans la région.

Voilure réduite à la mairie. C'est ce soir, à la Cité des congrès, que Jean-Marc Ayrault entame sa tournée : en janvier, il présentera quatorze fois ses vœux, aux institutionnels comme aux habitants. Coût total : 102 600 €. Mais à la ville, on précise faire des efforts d'économie depuis 2004 : utilisation des équipements municipaux, commandes aux commerçants locaux, etc. Résultat : le budget a été allégé de 23 % en huit ans, toutes cérémonies confondues.

Tout virtuel au conseil général. Philippe Grosvalet présentera ses vœux à ses agents du conseil général mais abandonne, lui, toute idée de les adresser aux institutionnels. Le préfet Jean Daubigny aussi, qui devait se joindre à lui : les deux hommes en ont décidé cet été. Les cartes de vœux ne seront par ailleurs adressées que par voie électronique. L'an dernier, 16 200 personnes en avaient reçues par La Poste.

Les lycéens sollicités au conseil régional. Il y avait réfléchi en 2010. Mais pour Jacques Auxiette, président du conseil régional, toute annulation tiendrait du symbole : « Ce n'est pas là que se joue l'essentiel de la gestion publique ». Le temps de rencontre avec les 2500 agents de la région est jugé « nécessaire ». Et depuis 2005, la cérémonie de vœux aux institutionnels coûterait moins de 15 000 €. La région fait coup double : plutôt que des traiteurs, une soixantaine de lycéens hôteliers sont à pied d'œuvre, ce qui diviserait la facture par trois. Quant aux cartes de vœux, elles sont peu à peu remplacées par des courriels. Mais leur nombre diminuera encore plus drastiquement… l'année prochaine.

Chez les voisins

En Maine-et-Loire, le président (UMP) du conseil général et le préfet ont eux aussi renoncé à leur cérémonie conjointe de vœux. « Cette décision marque la volonté de surseoir à toute dépense qui ne soit pas indispensable », expliquent-ils.