La région promet du mieux aux déçus du tram-train

Frédéric Brenon

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Le tram-train circule depuis 6 mois.
Le tram-train circule depuis 6 mois. — L. Failler / 20 Minutes

Six mois après son lancement entre Nantes et Clisson, le tram-train semble répondre aux attentes en apportant de nouvelles dessertes appréciées. Mais il suscite aussi beaucoup de déception chez les habitués de la ligne auparavant desservie exclusivement en TER. Confort, dysfonctionnements, retards : les griefs sont multiples.

Debouts, serrés puis trempés
« Il y a moins de places assises que dans le TER mais la ligne est toujours aussi bondée. Résultat, on voyage souvent debout, c'est pénible », râle Jean-Pierre. « Il y a nettement plus de bruit et de secousses. Je préfère me lever plus tôt pour prendre un TER et éviter le tram-train », raconte Valérie. « Les départs sont de plus en plus irréguliers, chaque mois il y a des ratés », ajoute Dominique. La configuration du quai à Nantes en prend aussi pour son grade. « On descend sous la pluie et il faut marcher 200 m avant de s'abriter. On arrive trempés au boulot! » peste Laure.
Le conseil régional, à l'origine de la mise en service du tram-train, n'esquive pas les critiques. « On essuie les plâtres d'un matériel innovant en France, justifie Gilles Bontemps, vice-président de la région. Il y a eu des soucis techniques qui nous ont contraints à faire circuler des rames simples au lieu de doubles, donc offrant moins de places assises. Ces ennuis sont en cours de règlement. On a aussi identifié un problème de suspension : toutes les suspensions vont être changées ces prochaines semaines pour éviter que ça secoue trop. Enfin, on reste très attentif à l'évolution de la fréquentation qui a augmenté en raison des nouvelles fréquences proposées. »

culture à adopter

Pour Gilles Bontemps, le tram-train c'est aussi une culture du train péri-urbain à adopter (rythme, places debout, etc.). « Si on veut plus de liaisons, il y a les contraintes du péri-urbain. »