Faible engouement syndical hier en Loire-Atlantique

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Le 1er mai n'a pas attiré les foules. Près de 1 500 personnes à Nantes et 300 à Saint-Nazaire ont défilé hier pour la traditionnelle fête du travail. Un rassemblement abordé avec un « moral de vainqueur », vingt jours après la suppression du CPE, mais qui n'a pas affiché l'unité des mouvements de mars-avril. Seules sept organisations syndicales étaient ainsi représentées, de même qu'une poignée d'étudiants. Force ouvrière avait décidé pour sa part de manifester dans son coin, sur le site de la Gare de l'Etat. « Nous nous attendions à une telle mobilisation, nous ne sommes pas déçus, estime Serge Doussin, secrétaire départemental de la CGT. Il faut poursuivre notre lancée victorieuse et faire tomber le CNE. » « Le CPE est mort mais la précarité n'a pas disparu pour autant », insiste Pascal Priou, secrétaire de l'UNSA 44. Une centaine d'opposants aux lois Sarkozy sur l'immigration se sont joints au cortège hier.