Le transbordeur attise l'intérêt

Frédéric Brenon

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Les 300 places de la salle de conférence du CCO-Tour Bretagne risquent d'être un peu justes ce soir. Il faut dire que le site accueillera à 18 h la présentation publique du projet d'un nouveau pont à transbordeur nantais. Une idée, lancée il y a cinq ans par l'association Les Transbordés, qui suscite aujourd'hui un vif intérêt dans une ville qui a déjà connu un pont à nacelle similaire entre 1903 et 1958. « Le projet est désormais très suivi et bien perçu, confirme l'association. Le public a compris que ça n'était pas un projet passéiste mais bel et bien tourné vers l'avenir ».

Pour le transport et le tourisme
L'idée s'appuie sur le besoin exprimé par Nantes métropole de créer un franchissement de Loire supplémentaire entre les ponts Anne-de-Bretagne et Cheviré. La contrainte étant de ne pas faire obstacle à la navigation des bateaux. Plusieurs projets sont actuellement étudiés : un pont levant, un tunnel, un téléphérique et, donc, un pont à transbordeur. Implanté entre l'île de Nantes et la CCI, ce pont serait composé de deux pylônes de 100 m de haut reliés par une passerelle de 260 m de long. Une nacelle, suspendue à des câbles coulissants, effectuerait des allers-retours entre chaque rive. « La traversée durerait 60 secondes et permettrait d'embarquer piétons, deux-roues, bus et véhicules prioritaires. »
D'accès payant par des escaliers et ascenseurs, la passerelle ferait office de rue couverte à 60 m du sol, pouvant héberger des activités touristiques (hôtel...). Le projet global est évalué à 50 millions d'euros mais pourrait générer 7 millions de recettes par an. Son financement « serait porté à 60 % par un gestionnaire privé ». Pour valider la crédibilité technique de la réalisation, l'association s'est entourée d'industriels, de chercheurs et de spécialistes, présents ce soir.