La deuxième couronne en crise de croissance

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De 100 000 à 150 000 habitants supplémentaires attendus à l'horizon 2020. La formidable poussée démographique de la métropole Nantes-Saint-Nazaire pose de sérieux problèmes d'infrastructures aux communes de la deuxième couronne nantaise. Dernière preuve en date, la manifestation, la semaine dernière, des parents d'élèves de Ligné, qui réclament la construction d'un nouveau collège public. A 30 km de Nantes, le secteur a vu sa population gonfler de « 10 à 25 % en cinq ans », saturant tous les établissements scolaires à proximité.

« Casson ou Saint-Mars-du-Désert ont été contraintes de s'endetter pour faire construire des écoles ou des gymnases », confirme-t-on à la communauté de communes Erdre et Gesvres, qui rassemble douze communes au nord de Nantes. Avec le pays de Retz, cette zone est aujourd'hui celle qui fait le plus construire de logements en Loire-Atlantique. Plus de 450, pour moitié des pavillons en lotissement, sortent ainsi de terre chaque année depuis 1999. Les parcelles, plus petites que par le passé, se concentrent désormais autour des bourgs. « Avec le plan local de l'habitat, on s'est dotés d'outils pour limiter l'étalement urbain à l'américaine », explique Dominique Garnier, directeur général des services de la communauté de communes d'Erdre et de Gesvres.

Les prix de l'immobilier, toujours élevés, mettent néanmoins à mal ces dispositions. Depuis peu, une « troisième couronne » nantaise (Nozay, Abbaretz, Saffré...) se fait jour, entraînant le matin et le soir d'importantes « migrations pendulaires » sur les routes, à l'occasion des trajets domicile-travail.

Guillaume Frouin

Une réunion publique sur la crise du logement se tient ce soir à 20 h 30 à Treillières, commune très touchée par l'afflux de nouveaux arrivants, avec Annick Lepetit, secrétaire nationale du PS chargée du logement.