Loire à vélo, le tube de l'année

Frédéric Brenon

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Le parcours balisé longe le fleuve entre Saint-Brévin et Cuffy (Cher).
Le parcours balisé longe le fleuve entre Saint-Brévin et Cuffy (Cher). — F. ELSNER / 20 MINUTES

«Ce circuit est formidable. Les villages sont agréables, on fait des rencontres. Et puis on découvre la Loire autrement, dans le calme, à son rythme. » Michel et Dominique sont ravis de l'expérience. Partis de Blois « surtout attirés par les châteaux de la Loire au départ », ce couple de retraités bretons a finalement poussé jusqu'à Nantes, après trois semaines de pédalage (et un petit intermède en train). Comme eux, ils sont des milliers à avoir cédé à l'attrait du parcours Loire à vélo ces derniers mois.
Emprunté par 736 000 cyclistes en 2010, ce circuit balisé de 800 km traversant six départements entre Cuffy (Cher) et Saint-Brévin semble avoir encore franchi un cap de fréquentation. « On n'a pas d'évaluation chiffrée mais tous les professionnels sont unanimes pour dire qu'il n'y a jamais eu autant de monde que cette année », confirme Sophie Saramito, secrétaire de la région Pays de la Loire. Les explications du succès sont multiples. « Il y a l'atout évident du val de Loire, sa nature, ses sites culturels. Il y a l'intérêt grandissant pour le vélo, un loisir qu'on maîtrise, qui permet une rupture nette avec le quotidien. D'autant plus qu'ici le terrain est plutôt plat. La communication importante, les guides qui en parlent, ça joue aussi. Et puis il y a l'effet crise : les vacances de proximité sont privilégiées et longer la Loire à vélo, ce n'est pas cher. »

Les campings en profitent
Majoritairement français, les touristes dépensent en moyenne 68 € par jour sur l'itinéraire. Les retombées économiques sont donc non négligeables (15 millions d'euros en 2010). « L'hôtellerie-restauration en profite, en particulier les campings, précise Sophie Saramito. Mais aussi les activités de loisirs (visites) et, tendance nouvelle, les loueurs et taxis pour le transfert des bagages ».