Une nouvelle direction pour la Loire-Atlantique

Guillaume Frouin

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Philippe Grosvalet a été élu en mars.
Philippe Grosvalet a été élu en mars. — L. Failler / 20 Minutes

Vendredi, Philippe Grosvalet s'est plié au rituel de la « rentrée politique » face à la presse. Elu en mars, le nouveau président (PS) du conseil général y a dévoilé sa « vision » de l'avenir de la Loire-Atlantique. Et les moyens d'y parvenir.

Un département tourné vers la mer. Une « association des acteurs de l'estuaire et du littoral » va définir des « orientations stratégiques » pour ces espaces. Une « structure de réflexion et de veille » permanente, qui réunira la région des Pays de la Loire, Nantes métropole et les principales intercommunalités qui bordent la Loire. La chambre de commerce et d'industrie (CCI) et le Grand Port Maritime (GPM) seront aussi de la partie.

Maîtriser le foncier. Un « établissement public foncier départemental » va être mis en place pour « prospecter, négocier et acquérir des terrains », afin de constituer des réserves stratégiques. Il y a en effet « urgence » à contenir le boom économique et démographique de la Loire-Atlantique, selon Philippe Grosvalet. « On va mettre les moyens humains et financiers pour y parvenir », promet le président du conseil général.
Un développement centralisé. Une « agence » départementale va regrouper les organismes qui travaillent déjà au développement du département en matière de tourisme, d'aménagement ou encore d'énergies renouvelables.

Un groupe « prospectif ». Une trentaine d'hommes et de femmes, issues de la société civile, travaillent à « imaginer les futurs possibles pour la Loire-Atlantique » d'ici à 2030. Un premier point d'étape de ce « groupe prospectif » sera fait à l'automne.

Budget

Pour la première fois, le budget du conseil général va être construit sur trois ans, soit la durée du mandat (réforme territoriale oblige). « Il n'y aura pas de relèvement de la fiscalité dans les trois ans à venir », a promis Philippe Grosvalet.