L'accusé avait maquillé son meurtre

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Vingt ans de réclusion criminelle avaient été requis. Jean-Pierre Canto a finalement été condamné hier par la cour d'assises à quinze ans de prison pour le meurtre de sa compagne, après une dispute en mars 2009. Alcoolique comme lui, Anne-Lyse Broussard avait été écrasée sur la 2x2 voies Nantes-Vannes alors qu'ils revenaient d'un week-end en camping-car à Damgan (Morbihan). L'autopsie avait toutefois prouvé qu'elle avait été étranglée avant de quitter le véhicule, balayant ainsi la thèse du suicide évoquée par l'accusé. Ce dernier avait finalement admis des « violences » sur la victime, mais avait nié avoir voulu la tuer.
« Quand on veut tuer quelqu'un et qu'on n'a pas d'arme, on lui serre le cou, c'est vieux comme l'humanité », a plaidé hier l'avocat général, pour qui « nous sommes passés très près du crime parfait ». Selon lui, le Nantais de 54 ans a en effet voulu « effacer les traces » de son méfait. Ses « fausses pistes » et ses « mensonges », lors du signalement de la disparition, accréditent également sa culpabilité.Guillaume Frouin