La fermeture du Calysto fait débat

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La boîte a été fermée pour six mois.
La boîte a été fermée pour six mois. — F. Elsner / 20 Minutes

Une demande de suspension en urgence avait déjà été rejetée le 1er juin. Vendredi matin, le Calysto va de nouveau contester devant le tribunal administratif la fermeture de six mois qui lui avait été infligée en mai. Le préfet avait motivé sa décision par deux infractions pénales : celle d'avoir servi de l'alcool à une personne « manifestement ivre » en décembre dernier, à savoir Rémy Calméjane, un étudiant de 19 ans dont le corps a été retrouvé en Loire trois mois plus tard. La « vente d'alcool forfaitaire » (le ticket d'entrée lui donnait droit à deux boissons alcoolisées et un « soft ») lui était également reprochée.

Décision normale pour le parquet
Seulement voilà : le parquet de Nantes vient d'abandonner ses poursuites à l'encontre de la discothèque de Chantenay, bien que les infractions lui « apparaissent caractérisées ». « Mon client voulait être jugé pour prouver son innocence », enrage Me Henri de Beauregard, avocat du Calysto. « S'il avait été relaxé au pénal, il est sûr que le juge administratif aurait annulé l'arrêté du préfet. » Ouvrant, ainsi, la voie à l'indemnisation de la discothèque. « Le parquet n'est pas obligé de poursuivre toutes les infractions », rétorque de son côté Xavier Ronsin, le procureur de la République. « La sanction administrative contre le Calysto nous est apparue suffisante. Il nous arrive ainsi de classer sans suites les procédures à l'encontre d'étrangers sans papiers, dès lors qu'ils ont fait l'objet d'une reconduite à la frontière. »Guillaume Frouin