Le virage numérique de Stereolux

Julien Ropert

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Le DJ Kid Koala, l'une des têtes d'affiche de Scopitone, premier gros événement de Stereolux.
Le DJ Kid Koala, l'une des têtes d'affiche de Scopitone, premier gros événement de Stereolux. — DR

Plus qu'une salle de concerts. La devise convient parfaitement à Stereolux. Inauguré le 30 septembre, le successeur de la mythique salle Olympic a dévoilé hier sa programmation. Et affiche une grosse ambition pour ses débuts. « Ce n'est pas qu'un déménagement », insiste Eric Boistard, directeur du nouvel équipement (deux salles de 1200 places et 400 places) situé sur l'île de Nantes. « Aujourd'hui, il y a beaucoup de croisements entre les disciplines, entre les artistes. Nous avons imaginé un projet au cœur de cette convergence. » Avec la volonté de développer la place consacrée à ces nouvelles formes artistiques centrées autour du numérique.

Scopitone toute l'année
« Entre nous, on s'est dit qu'on aimerait faire toute l'année ce qu'on faisait en quelques jours pour le festival Scopitone, résume Cédric Huchet, responsable arts numériques de Stereolux. Les maîtres mots seront interactions, hybridation, transdisciplinarité. » En bref, un joyeux mélange des genres, des arts, et des techniques, qui accueillera, entre autres, le collectif One life remain et son travail sur les jeux vidéos, à partir du 18 novembre. « Et puis le bâtiment colle bien au projet, poursuit Cédric Huchet. Ce lieu est voué à devenir un espace d'incubation de la création locale. » A l'étage, des salles serviront entre autres à des formations, et à des résidences d'artistes numériques. Histoire de permettre aux talents de Nantes et d'ailleurs de mûrir d'autres projets digitaux.

rock

Le virage numérique n'empêchera pas Stereolux de continuer à promouvoir les musiques actuelles. Au programme du premier trimestre figurent, entre autres, Catherine Ringer, Dum Dum Girls ou The Rapture. Des soirées spéciales sur les métropoles étrangères (Moscou, Manchester, etc.) sont aussi programmées.