A Rezé, l'inspecteur conspué par les parents d'élèves

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L'école avait été occupée en juin.
L'école avait été occupée en juin. — F. elsner / 20 Minutes

Aujourd'hui, un « comité technique paritaire » va entériner les ouvertures et fermetures de classes en Loire-Atlantique. Si 43 classes étaient hier déjà condamnées dans les seules écoles primaires publiques, 35 autres étaient toujours en sursis. L'école maternelle Roger-Salengro, à Rezé, est concernée. En juin, ses parents d'élèves ont occupé les locaux pendant deux jours, contre la possible fermeture d'une des six classes. Il lui faut en effet 160 enfants, et non plus 150, pour garder le même nombre de niveaux.
Hier, une quarantaine de ces parents sont donc revenus pour assurer le « comité d'accueil » de l'inspecteur de l'Education nationale venu comptabiliser les enfants présents : il en manquait encore deux, pour atteindre le seuil fatidique... « L'an passé nous avons accueilli onze élèves en cours d'année », fait valoir Juliette, maman de Mathilda (3 ans) et Titouan (6 ans). « S'il y a fermeture, c'est la catastrophe : on va démarrer l'année à 31 ou 33 par classe. » Un calcul qui n'émeut guère le fonctionnaire, sifflé à sa sortie. « Lamentable » et « honteux » s'échappent des bouches des parents. « C'est ça, écrasez les enfants avec le sourire ! », s'emporte un père. « Je vous recommande de ne pas agresser outre mesure l'inspecteur », rétorque le maire (PS) de Rezé, Gilles Retière, qui accompagne l'inspecteur. « Le responsable, c'est d'abord le gouvernement. » Et de promettre d'« écrire à l'inspecteur d'académie » pour solliciter sa bienveillance. De leur côté, des parents suggéraient plutôt d'aller « camper » au rectorat.Guillaume Frouin