La météo casse l'ambiance

Frédéric Brenon

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Les plages n'ont pas fait le plein.
Les plages n'ont pas fait le plein. — F. Elsner / 20 Minutes

Elle aurait pu être excellente grâce à un printemps en tous points exceptionnel. Seulement voilà, la météo pluvieuse de juillet-août a douché l'enthousiasme des professionnels. Du coup, la saison touristique 2011 devrait être seulement « moyenne », selon le premier bilan livré hier par les responsables du secteur en Pays de la Loire. Près de 40 % des professionnels interrogés jugent même la fréquentation inférieure à celle de 2010.

Le tourisme urbain se porte bien
Les plus pénalisés sont les professionnels du littoral et les campings. « Il y a eu peu d'annulations mais c'est du passage dont on a manqué. Les campings qui ont peu de locatif (bungalows...) ont le plus souffert. Les autres s'en sont bien sortis », constate Thierry Berthebaud, président de la fédération régionale de l'hôtellerie de plein air. Comme depuis deux ans, les ménages sont aussi restés prudents dans leurs dépenses. « Les clients font des arbitrages entre visites, restaurants, petits-déjeuners, etc. Le court séjour, la dernière minute, la recherche de promotion, marchent fort », observe Joël Giraudeau pour la fédération de l'industrie hôtelière.
Le mauvais temps semble en revanche avoir profité aux sites couverts (aquariums, musées, châteaux...) et, surtout, aux centre-villes (Nantes en particulier). Ces derniers sont d'ailleurs les seuls à enregistrer une hausse de clientèle étrangère. Les Hollandais, les Anglais, les Espagnols et les Belges sont les plus nombreux. La clientèle britannique est toutefois en nette baisse.
Pour septembre, les réservations sont stables par rapport à l'an dernier, en baisse dans les chambres d'hôte.

grosse inquiétude

L'augmentation de la TVA (de 5,5 % à 19,6 %) sur les billets d'entrée des parcs à thème, annoncée par le gouvernement dans le cadre de son plan d'austérité, suscite une très vive inquiétude chez les professionnels de la région. « Ce serait catastrophique. Les grands parcs parlent de licenciements par dizaines, les petits d'un risque de fermeture », alerte la fédération des entreprises et des sites touristiques (FREST).