L'élevage a de l'avenir chez les filles

Guillaume Frouin

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Beemoov développe des jeux d'élevage virtuel, financés grâce à des appels et SMS surtaxés.
Beemoov développe des jeux d'élevage virtuel, financés grâce à des appels et SMS surtaxés. — L. Failler / 20 Minutes

Jusqu'à la fin de la semaine, les téléspectateurs de TF1 peuvent découvrir, peu avant le journal de 20 heures, un spot publicitaire pour Amoursucre.com. Ce jeu gratuit en ligne, où les adolescentes doivent séduire un lycéen, est le dernier-né de Beemoov, une société d'édition lancée en 2006 par trois étudiants nantais. Son principe est le même que celui de Ma-bimbo.com, le best-seller de Beemoov, dans lequel 9 millions d'adolescentes au monde habillent, nourrissent et divertissent leur « bimbo ». Pour progresser plus vite, elles peuvent avoir recours à une monnaie virtuelle... achetée via un système d'appels et SMS surtaxés. Une version espagnole, brésilienne, américaine, italienne et allemande du jeu est attendue d'ici un mois.

« Cromimi » et « Wafwaf »
« C'est un gros succès : plus de 10 000 internautes s'inscrivent chaque jour », confirme Sylvain Rousselot, responsable du trafic chez Beemoov. « Le bouche-à-oreille tourne à plein dans les collèges et lycées. » Sur sa lancée, la société d'édition a également lancé wafwaf.com - qui permet d'élever son chiot virtuel - et cromimi.com, où l'on peut adopter une souris ou un hamster. « Au final, ces jeux vont accompagner nos internautes depuis leur enfance jusqu'à la fin de leur lycée », observe Sylvain Rousselot. Certains ont aussi des avantages pour les parents. « Cromimi permet d'avoir un rongeur chez soi, mais sans les inconvénients (odeurs, nettoyage de la cage...). »

débuts dans une chambre à Orvault

Beemoov a débuté à Orvault, dans la chambre inoccupée de la maison parentale d'un de ses trois concepteurs, alors tout juste diplômés. Peu après, l'entreprise a migré dans un immeuble de bureaux de Bellevue. Depuis avril, elle occupe un open space de 200 m2 près du rond-point de Rennes, où travaillent une quinzaine de salariés.